Conte d’une blessure (Monogatari serie)

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Kizumonogatari (Wound Tale) : Le meilleur moyen de commencer la série Monogatari ?

« It concludes with everyone becoming miserable »

ATTENTION PAVE :

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1/ Préambule :
Premier tome de la série Monogatari traduit officiellement par l’éditeur Vertigo dans la langue de Shakespeare, Kizumonogatari (Wound Tale) est en réalité le 3ème tome écrit par l’auteur sur cette série très connue dans le monde entier.

Et quelle excellente entrée en matière pour débuter la série Monogatari que ce roman qu’est Kizumonogatari.
Et je dis bien roman et non pas Light Novel, car le contenu de plus de 340 pages ne contient que 3 illustrations réalisée par l’artiste Vofan en tout et pour tout et avec une nouvelle illustration de couverture fort classieuse propre à l’édition occidentale. Le contenu est donc bien présent et n’a pas à rougir face à des romans occidentaux.
Néanmoins, l’illustration originale du tome japonais est bien présente en couleur sur la page de titre du volume, ne vous inquiétez pas.

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(cette couverture, dont il faut bien l’avouer n’est pas particulièrement jolie ni représentative du contenu du roman).

L’histoire se déroulant chronologiquement avant les événements de toutes les autres séries Monogatari est parfaite pour débuter, et profite de la sortie conjointe en Occident avec le premier film d’une trilogie qui retrace un peu moins des 100 premières pages du présent roman. Le second film sorti cet été retrace les 120 pages suivantes environ, et le dernier film de la trilogie adaptera la fin du roman et est prévu pour le début d’année 2017 (psss : c’est la semaine prochaine qu’il sort en France :O).

Bon, tout ça c’est bien beau, mais Kizumonogatari : Wound Tale ça raconte quoi ?

2/Résumé rapide de l’histoire :

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Kissshot Acerolaorion Heartunderblade, tel était son nom

Koyomi Araragi est un lycéen japonais (cancre) sans amis. Selon lui avoir des amis baisserait son intensité en tant qu’humain, à moins que ça ne soit parce que sa grande passion dans la vie soit d’imaginer sa vie s’il était une plante. Alors que son année scolaire se termine et qu’il ne sais pas quoi faire de ses (courtes) vacances, il fait la rencontre étonnante de Tsubasa Hanekawa, la présidente des élèves et élève modèle de son lycée. Après un concours étrange de circonstances et un brin ridicule, ils en viennent à devenir amis.

Est-ce que tu crois aux vampires ?

Lui demande alors Hanekawa. Celle-ci raconte alors à Koyomi comment une rumeur se propage en ville dernièrement et qui concerne l’arrivée d’un vampire en ville.
Après plusieurs « péripéties », Koyomi en vient à croiser la route du fameux vampire avec qui il va lier son destin et ainsi, par cet acte surréel, débuter par ces vacances fatidiques, ce récit anthologique qu’est la série Monogatari et qui changera à jamais sa vie.

3/ Mon avis sur la série (en général) :

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Est-ce qu’on peut dire que Mayoi Hachikuji est un des meilleurs personnage de la série ? Oui, on peut (dommage elle n’est pas présente dans Kizumonogatari ;__;) 

Shitsurei kamimashita (Oups ! Ma langue à fourché !)

J’ai commencé la série Bakemonogatari avec sa sortie au japon en anime mais j’avais décroché très rapidement à cause d’un épisode 1 très particulier et perché et un name-dropping à la Tolkien trop prononcé où l’on nous demandait de vraiment s’accrocher sans rien connaître de l’univers. J’avais continué un peu plus avec les sorties hebdomadaires mais la sauce n’avait pas pris à l’époque.

Suite à des conseils répétés de nombreux amis ces 2 dernières années, et à la sortie du premier film en janvier 2016, j’ai décidé de me remettre à la série, avec le premier arc Bakemonogatari dévoré d’une traite en une soirée (+nuit 😉 ).

Une fois accepté le fait que la série est encore une de ces « série Harem »… mais en fait pas vraiment ;),  *wink wink Senjougahara* ), avec un cast majoritairement féminin qui tourne autour du héros, j’y ai découvert une série passionnante avec des personnages hauts en couleurs, des situations très étonnantes et beaucoup de moments rocambolesques.

La série est aussi teintée d’un univers de semi-Yokai (monstres du folklore japonais) et aberrations de la nature qui nous est familier mais avec une touche très japonaise qui la rend attachante immédiatement une fois le parti pris « harem » accepté.
Un parti pris, finalement pas tant axé sur le harem que ce que l’on aurait pu croire de prime abord, car la « waifu » du héros se met en couple avec lui très rapidement (~4ème ou 5ème épisode) même si Koyomi est souvent tenté (sans passer à l’acte) par le cast féminin charmé par son physique de rêve (sic).

Et c’est là qu’un autre intérêt s’éveille sur la série Monogatari, car Koyomi est en fait un vampire… ou du moins l’était avant Bakemonogatari.

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Suite aux événements de Kizumonogatari (qui ne sont décrits que 10 secondes top chrono au début du premier épisode de Bakemonogatari au travers d’un flashback épileptique) et évoqué régulièrement tout au long de la série anthologique Monogatari, on apprend/comprend que Koyomi n’était qu’un lycéen normal que son infortune (ou chance ?) a transformé en éphèbe capable de charmer les personnes à son insu.

Cet élément aurait pu à lui seul justifier la présence du cast féminin autour du héros mais l’auteur a aussi réussi à créer un personnage très intriguant et intéressant. Toutes ses interactions avec les autres personnages sont intéressantes, et on en retire un aspect nouveau de sa personnalité à chaque arc de scénario.

Mais bon, tout ce pavé pour quoi ? Pour vous introduire à pourquoi il faut lire Kizumonogatari absolument :

*4/ Mon avis sur Kizumonogatari : *

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Comme dit précédemment, la série Bakemonogatari commence quelque temps après Kizumonogatari.
N’étant pas encore entièrement adapté en films, il manquait à tous les fans de la série Monogatari le début de l’histoire enfin présentée aux occidentaux avec ce roman.
Comment Koyomi rencontre Hanekawa, comment il rencontre Oshino, et Kissshot Acerolaorion Hearthunderblade ? Tout cela vous le saurez après avoir lu ce tome.

Et WOW. Si vous en êtes arrivés jusque là de la lecture je pense que vous vous doutez que je n’ai que des arguments positifs à donner sur ce roman et vous n’auriez pas tort…

Du moins partiellement.

Car même si ce roman se lit vraiment d’une traite, en tournant chaque page avec avidité en attendant de voir quelles péripéties peuvent bien attendre le héros, comment il va se sortir de cette situation et en arriver à la situation dans laquelle on le retrouve dans le premier épisode de Bakemonogatari.

Ce roman a UN gros défaut : le même que la série.

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C’est à dire un Fanservice B-E-A-U-C-O-U-P trop présent.
Alors okay, c’est très amusant quand l’auteur se joue de nous en faisant casser le 4eme mur à ses personnages en pointant ce point faible… mais… 2 pages complètes de description d’une culotte c’est ce qui vous attend à la lecture des 15 premières pages.

D’autant plus que l’exemple que je viens de dire est justement raillé par son auteur une page plus loin, mais à certains moments où la tension dramatique est parfaitement construite, palpable et où l’on tourne les pages sans s’en rendre compte pour savoir la suite, finir tout ce build-up par un discours pervers de Koyomi pour essayer de chopper des seins c’est vraiment limite limite… et en même temps cohérent avec le reste de la série (oui, au cas où vous ne l’auriez pas encore compris Koyomi Araragi est ultra perché… mais en fait TOUS LES PERSONNAGES SONT PERCHES ! O__O).

Cependant, si j’aurais pu accepter de lire ça pour n’importe quelle traduction d’arcs suivants, le début de l’histoire présentée dans la préface comme « tragique et misérable » (ce qu’elle est à la fin de ce tome) aurait pu (dû ?) se passer de tant d’éléments pervers.

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Autrement, si l’on excepte ce défaut qui peut être plus ou moins handicapant pour l’oeuvre selon votre ouverture d’esprit, ce roman reste un chef d’oeuvre.

Les personnages sont tous très particuliers et attachants, et chacun aura son moment où il brillera par ses actions, ses interactions avec les autres personnages ou même ses moments de faiblesse.

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En effet, le roman permet une chose qui manque cruellement dans les adaptations animes (et plus particulièrement l’adaptation en films de ce roman) : le fil des pensées de Koyomi.
On sais pourquoi il fait ce qu’il fait, répond ainsi à tel ou tel personnage, est amené à penser telle ou telle chose.

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Et c’est ce qui fait que pour moi tout fan de la série Monogatari doit lire ce livre. Araragi n’est pas juste ce lycéen semi-vampire qui ne fait que sortir des phrases de pervers et parfois des réflexions philosophiques, c’est un personnage avec une psychologie bien travaillée et qui est réellement charismatique.
Et d’ailleurs il n’est pas infaillible, en effet en lisant vers la moitié du roman, le personnage commence a avoir un état d’esprit très étriqué et qui m’a un peu dérangé à la lecture, je me suis dit « encore un roman avec un japonais qui place ses jugements de valeurs sur les autres sans rien comprendre du monde qui l’entoure et qui justifie ses actions en se pensant supérieur aux autres alors même qu’il se contredit avec le discours qu’il tient au début du roman » et c’est en fait un ressort scénaristique qui lui revient en plein dans la tronche dans la conclusion de l’histoire, avec une petite leçon de morale bien sentie et qui provoque les événements que l’on connait dans Bakemonogatari de manière tragique.

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Outre une histoire avec des dialogues très savoureux et d’excellents personnages, la fin est parfaite et fait le pont de la meilleure des manières avec Bakemonogatari et ses suites de manière très cohérente.

Pour conclure il est à noter que la fin 2016/début 2017 sera vraiment marquée par la série Monogatari pour les occidentaux avec la sortie des tomes 1 et 2 de Bakemonogatari (Arc scénaristique complet) qui seront découpés en 3 tomes pour la version anglaise, l’annonce d’une sortie des tomes 4 et 5 (ordre original) qui comprendront la partie Nisemonogatari a aussi été officialisée pour courant avril 2017.

5/ TL;DR :

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* NOTE : 9/10

(attention les notes sur ce blog ne font que refléter mon appréciation personnelle et pas forcément un avis objectif, car  je fais partie de ces personnes qui pensent que l’objectivité n’existe pas 🙂 ).
-Si vous aimez les histoires avec des dialogues truculents, des personnages charismatiques et un brin pervers mais avec aussi une histoire de vampires très intéressante et des combats épiques…
-Si vous êtes un fan de la première heure de la série Monogatari….
-Si vous ne connaissez pas encore la série Monogatari mais que vous souhaitez rentrer dans cet univers vaste par la grande porte et ne pas être perdu….
Alors ce livre est fait pour vous et vous le dévorerez d’une traite.

Nota Bene :
La note 9, représenterait en réalité un 9.5/10 mais le contenu un peu trop axé sur du fanservice à certains moment clés où cela n’était pas nécessaire m’a fait retirer le dernier point.

Merci pour avoir pris le temps de lire ce pavé, en récompense une magnifique Kissshot Acerolaorion Heartunderblade prise en photo dans son habitat naturel : 

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2 réflexions sur “Conte d’une blessure (Monogatari serie)

  1. Bonsoir,
    Après avoir vu le dernier Kizumonogatari, j’ai un doute.
    La scène où Hanekawa se sacrifie à Araragi est-elle réelle ou phantasmée? Nous étions plusieurs à le voir et n’avons pas interprété la même chose. Que dit le roman?
    Quel est ton avis sur cette adaptation?
    Merci!

    J'aime

    1. Dans le roman, tout ce que vit Araragi est « réel », il ne fantasme rien, après je sais que la série et les 3 films se permettent quelques entorses aux descriptions du roman, mais dans ce cas présent, il ne le fantasme pas 🙂
      Pour ce qui est de l’adaptation des films par rapport à Kizumonogatari (le seul roman que j’ai lu pour le moment de la série), je l’ai trouvée assez fidèle même si un peu rushée pour certains passages, notamment les combats contre les chasseurs de vampire qui sont plus vite expédiée que dans les romans (Guillotine Cutter passé en littéralement 45 secondes à la fin du deuxième film ça m’a fait un peu mal, même si techniquement c’est le temps qu’a duré le combat dans le bouquin x) ). Autre truc qui m’a déconcerté c’est que le ton de ce tome (et peut-être des autres romans, mais comme je ne les ais pas encore lus je ne peux pas trop me prononcer) par rapport à la série/films est très sombre avec quelques touches d’humour, alors que dans les films tout est prétexte à la rigolade, par exemple quand Kissshot Acerola mange sa jambe c’est une scène décrite de manière assez crue alors que là on a le droit à une scène comique en SD (Super Deformed), pareil la rencontre avec Kisshot ne se passe pas du tout pareil (dans une ruelle sombre, comme montrée dans le premier épisode de la série et pas dans un métro) et les animateurs se sont amusés à mettre de l’humour avec un comique de situation qu’il n’y a pas dans le roman.
      En bref c’est une bonne adaptation, même si je recommanderais quand même la lecture des romans qui sont un poil plus sérieux 🙂

      J'aime

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